Le Bouddhisme... Qu'est-ce-que c'est ?

Dernière mise à jour : juin 8

Entre religion et philosophie, nous recherchons tous un moyen d’être plus heureux, plus équilibrés mentalement : plus zen ! Le bouddhisme est en Chine une religion, qui a ses codes, ses règles et qui promet à chacun une meilleure philosophie de vie. En Europe et en France, certaines personnes sont adeptes de l’aspect religieux de cette doctrine. D’autres s’inspirent de ses leçons de vie, d’un point de vue psychologique et psychique, afin de s’élever. 




L’histoire du bouddhisme

Le bouddhisme est né en Inde, environ en -V avant J.-C. Il est issu des préceptes et enseignements de Siddartha Gautama, aussi appelé « l’éveillé » ou Bouddha. Le nom historique de Bouddha « Siddartha Gautama » signifie « sage » ou encore « éveillé ». Il nait à Lumbini, une ville du Népal, et fait partie de la caste des guerriers nobles, administrateurs de sa cité. En grandissant, il devient vite le souverain de son clan : les Sakyas. La vie du Bouddha est remplie de miracles et d’apparitions divines. Il est décrit comme étant un homme plein de bonne foi et apportant des préceptes qui garantissent la paix et le bonheur à sa cité. Mais ce n’est pas pendant sa vie, ni juste après sa mort qu’il devient connu à travers le monde. Pendant près de 300 ans, ses enseignements et sa façon de vivre sont transmis par la parole dans la ville et peu à peu dans les villages proches. Ce n’est qu’après trois longs siècles que ses textes sont redécouverts par l’empereur Ashoka. Il en fait la promotion, couche les paroles de Bouddha sur papier et diffuse en Chine et au delà les légendes liées à sa vie, ainsi que ses enseignements.




Le bouddhisme partage des traits communs avec le Jaïnisme : ils remettent tous les deux en cause l’hindouisme du VIème siècle avant JC. C’est une religion et une philosophie de vie qui reprend à l’époque beaucoup de rites et de concepts existant déjà comme le Karma ou le Dharma. La plupart des religions asiatiques qui ont perduré jusqu’à aujourd’hui, comme le bouddhisme, le jainisme ou l’hindouisme ont la particularité d’être, en plus des dogmes, une philosophie de vie et de la société. La différence du bouddhisme, c’est qu’il est individuel.



Le but du bouddhisme est que chacun parvienne à un « éveil », le même éveil qu’à vécu le Bouddha aux alentours de ses 35 ans. L’éveil se produit lorsque le désir égoïste de l’Homme est remplacé par l’amour, l’altruisme et l’envie de rendre du positif au monde et aux autres Hommes. Cela passe notamment par une ouverture spirituelle qui a pour but de faire disparaître un filtre d’illusions placé devant la vue de chaque Homme, et qui serait la source de ses souffrances.


De la même façon que les religions monothéistes se sont divisées en différents cultes, le bouddhisme a vu différentes écoles se créer. Le Sangha Ancien est la première école, celle qui était présente en Inde au tout début. Dans ce pays elle a laissé place à de nombreuses écoles dont le Mahayana et le Vajrana ont subsisté longtemps. Ces deux écoles ont aussi été présentes dans le reste de l’Asie, en Chine, au Tibet, au Sri Lanka etc. Mais une autre école est aussi très présente en Asie du Sud : l’école du bouddhisme Therevada. Les enseignements, les préceptes et les dogmes changent donc en fonction de la région et de l’histoire du pays. Mais le but de cette croyance reste globalement la même : devenir altruiste pour être heureux.


Aujourd’hui bien sûr, c’est en Asie que le bouddhisme est le plus pratiqué. Mais en France, depuis les années 1970, le bouddhisme s’est développé de manière spectaculaire. Plusieurs maîtres venus d’Asie ont fondé des écoles et des lieux de cultes pour initier les européens. Aujourd’hui on considère qu’il y a 1% de Bouddhistes en France, pratiquant quotidiennement les dogmes de cette philosophie et religion.



Quelles sont les croyances des Bouddhistes


La Doctrine bouddhiste tourne autours de trois joyaux, trois préceptes qui définissent la vie du bouddhiste : le Bouddha (l’homme qui a montré le chemin), le Dharma (les règles de la vie, les lois naturelles et juridiques), et le Sangha (l’ensemble des pratiquants). Chacun est une force qui peut nous permettre à comprendre le monde : la force spirituelle, l’énergie du monde, l’énergie de l’homme et du groupe. 


Les croyances des bouddhistes s’appuient sur trois principes ; oui, le chiffre trois est très important, il permet une sorte d’équilibre :

La vie terrestre est faite de souffrance et d’insatisfaction, quoi qu’on fasse.L’origine de la souffrance est l’envie, l’égoïsme et les attachements à ce qui est matériel de chacun.Pour faire disparaître cette souffrance, il faut suivre les règles du bouddhisme en s’efforçant d’être altruiste et détaché de ce qui est matériel.

A la manière d’autres religions, les croyances et les règles du bouddhismes sont basées sur une opposition entre des défauts et des qualités propres à l’homme (comme les pêchés et les vertus).


La soif, l’avidité apporte la souffrance : il faut donc que le bouddhiste y oppose l’Anitya : l’impermanence. Il comprend alors que rien n’a dans le monde une existence éternelle : tout change, se transforme et peut être perdu. Il ne sert alors à rien d’envier.La colère, la jalousie et l’orgueil sont mauvais pour soi et les autres : il faut donc y opposer L’Anatman (l’absence de soi) comprendre qu’il n’y a pas d’individualité, le monde et l’esprit humain est un tout : faire du mal à autrui c’est se faire du mal à soi.L’ignorance, pire des défauts, empêche de connaître comment devenir meilleur et altruiste, il faut donc se montrer ouvert au monde.

En résumé, selon le bouddhisme, l’homme nait ignorant du monde (à l’image du nourrisson). L’ignorance nous mène à produire des actions inconsidérées et non calculées. La somme des actions de notre vie s’appelle le Karma (actions du corps, de la parole et de la pensée). Après avoir commencé à produire ces actes, l’être humain acquière une conscience, une réflexion. C’est de cette réflexion que notre esprit comprend l’effet de ses six sens puis de son contact avec le monde. De ce contact avec le monde il en comprend quelles sensations sont agréables et lesquelles ne le sont pas.


C’est à ce moment de la croissance, que tout un chacun commence à ressentir l’envie : l’envie d’avoir plus de plaisir, d’attachement et quand l’être humain ne parvient pas à acquérir gratuitement ce qu’il désire, il le prend, en le payant ou le volant : il se saisit de l’objet de ses désirs. L’appropriation de biens matériels produit chez l’homme ce que les bouddhistes appellent le devenir : l’homme devient quelqu’un pour la société, il renaît avec une nouvelle identité adulte. Après avoir acquis cette identité matérielle et sociale qu’il cherchait, l’homme n’a plus comme avenir que la vieillesse et la mort du corps. Mais cette mort ne libère pas l’âme de son ignorance ou de sa souffrance, car les bouddhistes croient que l’âme se réincarne. Mais la réincarnation n’est pas positive, car nous perdons tout le savoir de notre vie précédente, notre karma décide de la difficulté de la prochaine vie : dans tous les cas, les bouddhistes considèrent que la vie sera faite de souffrances, plus ou moins grandes.



Appliquer les préceptes de Bouddha dans sa vie pour devenir plus heureux